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Dokument Nr. 18:
Enquête sur le paupérisme dans le canton de Vaud (Lausanne 1841)
(Zwei Zitate / deux citations)
"On les traquait comme des bêtes fauves."

p. 130f:
" L'acte de fondation d'un hospice à Lausanne en 1539 renfermait la clause d'héberger et d'entretenir les pauvres étrangers allans et venans. ()
Il nous reste à dire un mot des mesures répressives de la mendicité, qui se trouvent consignées dans de nombreuses ordonnances. L'énumération en serait longue et fastidieuse. Dans toutes domine une même idée: la mendicité était généralement interdite. Les mendians du pays étaient reconduits à leur paroisse, soit, plus tard, à leur commune, et il y étaient confinés, pour y être astreints au travail s'ils étaient en état de travailler, sinon, pour y être assistés. Plusieurs mandats mettaient /p.131/ les frais de transport de ces mendians à la charge de leur commune. La prison, avec le travail forcé, et d'autres châtimens attendaient ceux qui, ayant été ramenés dans leur commune, rompaient leur ban, et se livraient de nouveau au vagabondage.
Quant aux mendians étrangers, ils étaient sans miséricorde jetés hors des frontières. On voit que, dans le cours du XVIIe et du XVIIIe siècle, le pays eut beaucoup de peine à se débarasser des vagabonds et gens sans aveu qui y affluaient de toutes parts. Les ordonnances, toutes plus sévères les unes que les autres, se multipliaient contre les Sarrazins, Egyptiens, Bohémiens, et rôdeurs de toute espèce et de toute dénomination. De temps à temps et à certains jours fixés, on organisait, de par ordre supérieure, des chasses aux gueux dans toute la contrée. On les traquait comme des bêtes fauves. A leur apparition, les communes devaient sonner le tocsin, et se mettre à leur poursuite. On employait contre eux le fouet, la prison, la marque, le carcan; on les faisait tondre par la main du bourrau; on leur coupait les oreilles. S'ils résistaient, chacun avait le droit de leur tirer sus. "

p.182:
"Il est, sur la mendicité et le vagabondage, quelques dispositions de la loi du 1er juin 1803 et du Code correctionnel, qui ne sont plus appliquées, parce qu'elles se trouvent en contradiction complète avec nos murs, mais qui n'ont pas encore été formellement révoquées. Telle est la peine de la bastonnade pour les vagabonds étrangers pris en recidive."

Zitiert nach: Monique Weber-Jobé (ed.): Enquête sur le paupérisme en 1840 dans le Canton de Vaud, Lausanne 1977.


Kommentar:
Der amtliche Bericht "Enquête sur le paupérisme dans le canton de Vaud" wurde 1841 in Lausanne gedruckt und war Folge einer Petition aus dem Jahr 1834.
Eine Zusammenstellung der älteren gesamtschweizerischen Erlasse gegen "Zeginer", "herrenloses Gesindel" etc., also gegen denselben Personenkreis, der hier mit "Sarrazins, Egyptiens, Bohémiens" umschrieben wird, aber neben den Romanes-Sprechenden auch weitere Gruppen umfasste, finden sie hier.
Die Körperstrafen gemäss dem Gesetz aus dem Jahr 1803 wurden, wie andere Quellen belegen, noch 1843 und gerade auch im Kanton Waadt noch angewendet. Auch andere Kantone praktizierten damals noch Körperstrafen, so etwa der Kanton Luzern das Haare-Abschneiden von aufgegriffenen "Vagantinnen". Nach einer liberalen Phase zwischen 1850, als den damaligen schweizerischen Papierlosen, den "Heimatlosen", das Bürgerrecht zugesprochen wurde, und 1888, als die "Zigeuner" vom seit 1848 geltenden freien Personenverkehr wieder ausgenommen wurden, setzten moderne Formen der Vertreibung ein: Transportverbot auf Eisenbahnen und Dampfschiffen, 1906; Identifikationshaft unter Familientrennung, Registratur der Fingerabdrücke, Familienzusammenführung erst bei der Ausweisung an der Grenze (ab 1911). Die Grenzsperre gegen ausländische Roma, Sinti und Jenische wurde auch zur Zeit der mörderischen Verfolgungen dieser Gruppen durch das Nazi-Regime nicht aufgehoben. Noch im September 1944 wurde der 17jährige Sinto Anton Reinhardt, der wegen seiner bevorstehenden Zwangssterilisation aus dem Spital Waldshut entwichen, über den Rhein geschwommen und in die Schweiz geflohen war, ins Elsass ausgeschafft. Er wurde ins KZ Schirmeck abtransportiert, später als Zwangsarbeiter der Firma Mercedes in ein Aussenlager bei Gaggenau verlegt. Kurz vor Kriegsende floh er ein zweites Mal, wurde jedoch am Ostersamstag 1945 von einem SS-Standgericht erschossen.
Die prinzipielle schweizerische Einreisesperre gegen "Zigeuner" wurde erst 1972 aufgehoben.